Mickael Gil, Volutes féminines, tome 1 : 50 portraits de beautés empoisonnées


Auteur :  Mickael Gil
Titre : 50 portraits de beautés empoisonnées
Année : 2016

Quatrième de couverture : La femme et la cigarette ou l'opposition entre la beauté et le poison dans un recueil de courtes nouvelles qui s'articule autour d'un geste et de ses multiples définitions. Une introspection afin de montrer ce qu'on ne voit plus et redécouvrir l'acte de fumer sous un angle réaliste et original. Traductions multiples de la relation entre féminité et tabagisme, ces nombreux focus ont pour but d'apporter des nuances et un regard plus humain sur les fumeuses. « Femme qui fume est éphémère... » « Frêle fille qui se parfume de cette fourbe effusion, s'affuble d'une funeste confusion. » « Feu d'artifice où le féminin s'enflamme, se flétrit et s'enfume sur un fil de funambule. »

Mon avis : 

Je tiens tout d'abord à remercier Librinova et Livraddict pour le partenariat qui m'a permis de découvrir ce livre. Le thème m'a beaucoup intriguée quand je l'ai vu dans la liste des ouvrages disponibles mais je ne l'aurai sûrement pas acheté si je n'avais pas été sélectionnée pour ce partenariat.

Dans ce recueil de nouvelles, Mickaël Gil s'intéresse à 50 figures féminines dont le seul point commun est un petit objet porté plus ou moins souvent à leurs lèvres. Un rouge à lèvre ? Un crayon à mordiller ? Non, une cigarette ! En dehors de cette convergence, ce sont 50 portraits très distincts que fait ici l'auteur. Le thème de la cigarette fait le lien entre des figures de tout âge et de tout statut social, et entre des nouvelles plus ou moins longues, ce qui ne les empêche pas d'être toutes très touchantes.

De sa prose très poétique, l'auteur décrit et raconte des épisodes fugaces de la vie de ses femmes. Sans jugement, il s'intéresse, alors qu'il n'est lui-même pas fumeur, à leurs raisons, leurs motivations, leurs excuses, selon les cas. Ce regard à la fois très poétique et très neutre m'a beaucoup plu, car il rend vraiment compte de la beauté des femmes qu'il dit avoir croisées pour la plupart au cours de ses promenades. J'imagine qu'il y a une part d'imagination également dans ce recueil, notamment avec les pensées de la jeune sans domicile fixe, nouvelle qui m'a particulièrement touchée, car voir une femme à la rue m'émeut toujours particulièrement.

Dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé ce recueil, mais je dois dire que c'est le style de l'auteur qui y a beaucoup contribué. J'aimerai donc beaucoup avoir l'occasion de le lire dans un autre genre de texte, plus long et plus narratif, car les nouvelles me laissent souvent un petit goût d'inachevé (malgré la réussite de ce recueil) quand j'apprécie une écriture, je suis sûre que celle-ci pourrait grandement contribuer à me faire apprécier une histoire plus longue, quelle qu'elle soit.

Ainsi, je vous conseille ce recueil pour la beauté de son style et des portraits que Michael Gil construit. Il se lit vraiment rapidement et avec plaisir, même si certaines nouvelles gagneraient peut-être à être rallongées de quelques pages, pour permettre au lecteur d'avoir le temps de s'immerger dans le beau portrait qu'elles font d'une femme parmi tant d'autres à la fois dans son individualité et dans le symbole qu'elle incarne.


Je remercie pour ce partenariat :


 

Commentaires