mardi 14 juin 2016

Hugo, Notre Dame de Paris


Auteur : Victor Hugo
Titre : Notre Dame de Paris
Année : 1831

Quatrième de couverture : Paris, 1482. Autour de la belle bohémienne Esmeralda, dont la danse résonne sur le parvis de Notre-Dame, gravitent trois prétendants prêts à tout pour la conquérir : Phœbus, notre capitaine, Claude Frollo, prêtre sans foi, et le célèbre Quasimodo, bossu au grand cœur... Surplombant le roman, la cathédrale, vivifiante Babel, lieu de refuge et d'épouvante aussi, voit se presser autour d'elle le peuple, acteur de l'Histoire en marche. Récit historique à la langue pittoresque et roman noir tout de meurtres et de mystère, Notre-Dame de Paris connaît, aujourd'hui encore, une popularité sans égale. Ainsi que l'écrivait Lamartine à l'auteur en 1831 : « C'est une œuvre colossale, une pièce antédiluvienne. [...] Je ne vois rien à compare dans nos temps à Notre-Dame. C'est le Shakespeare du roman, c'est l'épopée du Moyen Âge, c'est je ne sais quoi ; mais grand, fort, profond, immense, ténébreux comme l'édifice dont vous en fait avez le symbole. »

Mon avis : 

J'ai relu ce roman pour le book club organisé fin mai par Livraddict. Je fais ici une synthèse de ce que j'ai pu dire au cours de cette soirée, ne vous étonnez pas de retrouver certaines phrases identiques sur le forum et ici.

Notre Dame de Paris est le roman qui m'a fait devenir fan de Victor Hugo si on peut appeler ça comme ça donc évidemment je l'ai adoré. L'intrigue est vraiment prenante et le fait que tout finit toujours pas avoir un sens ou un but dans l'intrigue principale est vraiment quelque chose qui me plait chez Hugo.

Je suis rentrée relativement facilement dedans lors de cette relecture car le style de Hugo n'est pas compliqué je trouve, contrairement à certains auteurs classiques avec lesquels j'ai plus de mal. Si certains mots semblent désuets, ce sont souvent des mots liés à l'époque qu'il décrit et donc déjà désuet à la sienne je pense. Il écrit dans un style relativement abordable et son érudition largement supérieure à celle de la plupart d'entre nous est palliée par les notes que les gentils éditeurs ajoutent à nos éditions contemporaines.

Les descriptions sont un aspect rebutant de ce roman et de ceux d'Hugo en général. Pourtant, elles apportent ici réellement quelque chose en plus, elles permettent d'entrer un peu plus dans l'époque et le Paris qui est décrit par l'auteur car Hugo est pour moi le maître dans l'art de décrire une ville et une époque. Sa représentation de Paris m'a semblé très détaillée et documentée. Néanmoins, j'ai été gênée par le fait que tout semble être visible de partout : que l'on voit la place de grève et autres depuis la tour de Notre-Dame d'accord mais quand Esmerelda voit (et reconnait) Phébus depuis la place de grève, j'avoue que j'ai eu l'impression d'une déformation qui permet de faire avancer l'histoire.

Concernant l'intrigue, l'histoire d'Esmeralda est vraiment touchante, c'est un personnage auquel je me suis beaucoup attachée. A la fin du roman, je ne pouvais pas m'empêcher d'espérer une fin plus joyeuse pour elle alors que j'avais déjà lu le roman. Par contre, j'ai du mal avec l'idée qu'elle n'ait que 16 ans, elle me semble trop indépendante et livrée à elle-même pour cette âge malgré le milieu auquel elle appartient. Ce personnage est ambigu car la jeune fille séduit mais plutôt malgré elle, elle sauve notamment Gringoire sans aucune arrière pensée (comme celui-ci aura la déception de le découvrir) et Quasimodo par pure bonté. Il n'y a que Phébus dont elle voudrait se faire aimer mais là encore, elle rêve d'une sorte d'amour platonique assez naïf et enfantin, ce qui pour le coup est en adéquation avec sa jeunesse. 

Le personnage de Quasimodo est aussi très attachant, il a l'air vraiment sincère dans son amour contrairement à Frollo qui est aveuglé par son désir. Sa laideur en fait quelqu'un de repoussant pour Esmerelda et pourtant leur conception de l'amour pourrait se rejoindre sans cet obstacle. Je pense que c'est mon personnage préféré parmi tout ceux que compte ce roman. Par contre, Gringoire, bien qu'il soit présent dans la majeure partie du roman, est pour moi un personnage assez fade et secondaire.

Ainsi, je conseille vraiment ce roman à quiconque ne l'a pas encore lu. Beaucoup de gens connaissent l'histoire mais beaucoup de choses sont édulcorées dans les différentes adaptations et la lecture du roman est réellement un plaisir malgré quelques longues descriptions un peu rebutante pour beaucoup.

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