Vu au théâtre de Poche (Montparnasse) : Amok, adapté par Alexis Moncorgé



Auteur : Stefan Zweig
Titre : Amok
Année : 1922
Adaptation : Alexis Moncorgé
Mise en scène : Caroline Darnay

Présentation du spectacle : 
Une nuit de Mars 1912, sur le pont d’un navire qui file vers l’Europe, un homme, au secret trop lourd à porter, se confie à la faveur de l’obscurité. Ce jeune médecin fuit la Malaisie où il a exercé durant cinq années, jusqu’au jour où une mystérieuse femme est venue solliciter son assistance. Récit fiévreux d’une course contre la mort où la passion se confond avec la folie, où l’obsession qui l’aliène à une femme ressemble à l’amok, crise meurtrière dont sont pris soudainement les opiomanes malais.

Extrait de la pièce

Mon avis :
Le premier constat à faire concernant cette pièce est que sa mise en scène était intimiste, la salle petite, l'acteur seul sur une scène dénuée d'objets inutiles... Cela donne une ambiance toute particulière au spectacle car le personnage s'adresse directement au public tout au long de la pièce. Je considère alors que l'histoire devient réelle ou même que le public devient personnage le temps du spectacle. C'est vraiment quelque chose qui me touche beaucoup.

La folie du personnage est le cœur de la nouvelle et de son adaptation et Alexis Moncorgé la joue de manière puissante et très immersive. Son jeu est vraiment impressionnant. J'avais l'impression d'être face à un homme en pleine détresse qui raconte une histoire, son histoire, au premier venu pour décharger le trop plein d'émotions gardées en lui trop longtemps. L'ambiance oppressante, l'obscurité et l'usage fait des enregistrements contribuent également à faire entrer le public dans la pièce. J'ai moins aimé l'usage trop important à mon goût de la musique et la chorégraphie. 

Ainsi, je ne peux que vous conseiller de prendre 1h30 de votre temps pour aller voir cette pièce qui est prolongée jusqu'au 22 mai si mes souvenirs sont bons. L'acteur joue son rôle de manière fantastique et la mise en scène met vraiment en valeur l'histoire qu'il raconte, ce qui permet de se laisser porter le temps du spectacle.

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