Victor Hugo, L'Homme qui rit


Quatrième de couverture :
Angleterre , fin du XVIIIe. Un jeune lord est enlevé par une troupe de brigands et mutilé, la bouche fendue jusqu’aux oreilles. Abandonné durant une nuit d’hiver, l’enfant trouve refuge auprès d’un philosophe ambulant et devient saltimbanque, parcourant les routes en haranguant les foules aux côtés de son nouveau protecteur. C’est le début de quinze années d’errance pour celui qu’on surnommera , en référence à son visage défiguré, « l’Homme qui rit ». Mais derrière ce sourire forcé, se cache une âme révoltée par l’arrogance de la noblesse…

Mon avis :
Tout d'abord, bien qu'étant une grande fan de Victor Hugo, j'ai trouvé ce roman plus difficile à lire que Les Misérables ou Notre-Dame-de-Paris par exemple. En effet, pendant tout la première partie du roman, Hugo passe sans arrêt de lieu en lieu et de personnage en personnage et il est difficile de trouver un lien entre tout ça. Et pourtant je connaissais vaguement l'histoire pour avoir vu le film (qui a modifié certaines choses tout de même), c'est vous dire...

Mais ensuite, l'histoire suit son cours de manière plus constante, ce qui permet vraiment d'y prendre pied. On commence à comprendre à quelle point elle est magnifique. L'histoire d'amour entre Gwynplaine et Déa m'a beaucoup touchée, ils se sont très bien touchés et cela fait vraiment réfléchir sur la place qu'on accorde au physique dans nos relations. Leur amour est plus fort que tout, ce que montre la fin, celle-ci m'a réellement déchirée mais en même temps, je ne vois pas comment elle aurait pu être autrement en y repensant. 

Concernant la forme, là encore j'ai adoré le style d'Hugo, si vous suivez ce blog vous savez que je l'adule depuis plus d'un an maintenant. Il sait aller droit au but tout en disant les choses très bien. Les nombreuses digressions de ce roman m'ont assez inégalement intéressée, j'ai l'habitude de les voir comme des pauses dans le récit lui même (j'ai d'ailleurs ma métaphore personnelle pour opposer Hugo et Zola sur ce point et expliquer pourquoi j'adore le premier alors que j'ai beaucoup de mal avec l'autre : Hugo c'est la pause sur l'autoroute quand on a bien avancé, alors que Zola on est constamment dans les bouchons, ça n'avance pas...) mais ici, certaines étaient assez longues, surtout au début quand on ne voit pas pourquoi Hugo nous explique toutes ces choses sur la noblesse anglaise de la période.

J'ai donc beaucoup aimé ce roman même si je ne le conseille pas pour commencer avec Hugo et encore moins avec les classiques. L'histoire qu'il raconte est vraiment à part de toutes les autres et Hugo y montre ses connaissances précises de l'histoire anglaise, ce qui est un véritable plaisir.

Lu dans le cadre de :
Merci encore à Angelbb pour son choix.

Commentaires

  1. Ah oui entièrement d'accord : pas le plus simple, mais Victor Hugo est toujours très bon. :)

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  2. Oh je n'ai pas lu ce livre de Victor Hugo mais il me tenterait bien, il faudrait un jour que je prenne le temps de le lire :)

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  3. Malgré la difficulté du départ dont tu nous informe, je voudrai bien le lire un jour également!!! A très bientôt...
    AngeleBB

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