Kevin Powers, Yellow Birds


Quatrième de couverture :
Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l’entraînement, lui et Murph, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse qu’il ne pourra pas tenir… Murphy mourra sous ses yeux et hantera ses rêves de soldat et, plus tard, de vétéran. Yellow birds nous plonge au coeur des batailles où se déroule la vie du régiment conduit par le sergent Sterling. On découvre alors les dangers auxquels les soldats sont exposés quotidiennement. Et le retour impossible à la vie civile.

Auteur : Kevin Power est un auteur américain, né à Richemond (Virginie) en 1980. Il s'engage dans l'armée à 17 ans et combat en Irak de 2004 à 2005. Son roman Yellow Birds est en partie autobiographique. Il a reçu pour celui-ci Guardian First Book Award.

Mon avis :
Dans ce livre, on suit les pensées de Bartle à plusieurs moment de sa vie : avant, pendant et après la guerre à laquelle il prend part en Irak (2003). Le récit n'est pas fait de manière chronologique mais avec une période par chapitre, introduits par la date à laquelle ils se passent. Cette organisation est un très bon choix car elle permet de voir évoluer les pensées de Bartle de manière différente. Son regard est d'abord très factuel, tandis qu'à la fin les différents personnages sont très humains. J'ai beaucoup aimé dans ce livre la manière dont la guerre est abordée. On a vraiment le point de vue d'un soldat, Kevin Powers est d'ailleurs vétéran de la guerre d'Irak. On y voit bien la difficulté que représente le retour à la vie civile pour un soldat.

Concernant le style, je l'ai trouvé très poétique et parfois en complet décalage avec le récit. On peut y voir le contraste entre la violence de la guerre et l'homme, fait pour la paix. Certains passages sont vraiment beaux, ce qui n'empêche pas Powers de se livrer à des descriptions d'une grande violence.

Je suis donc bien heureuse de m'être enfin lancé car ce livre a été, peut être pas un coup de cœur, mais une très belle découverte. Il s'agit donc d'un livre que j'ai beaucoup aimé et que je conseillerai volontiers.

« La ville déserte brûlait encore. Nous l'avions usée jusqu'à la corde avec nos instruments modernes. Les murs tombaient en ruine. De chaudes brises se faufilaient entre les façades effondrées des immeubles, faisant tourbillonner détritus et poussière sur notre passage. »

Commentaires

  1. Juste pour dire que ton retour à la vie de blogueuse me réjouit. J'aime bien tes articles et tes lectures ;-)

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    1. Oh merci, c'est vraiment gentil de ta part ;)

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  2. A la couverture et au résumé, ça m'a un peu fait penser à Primo Levi, (je crois?) qui raconte dans ses romans l'enfer de la seconde guerre mondiale et des camps d'extermination/ concentration..
    Mais après avoir lu ta chronique, ce titre m'intrigue un peu.
    Il doit être un peu difficile à lire, dans le sens où c'est un témoignagne de violence, etc... non?

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    1. Primo Levi n'a pas été soldat, il raconte surtout les camps mais oui c'est un peu le même genre de roman. Mais il se lit beaucoup plus facilement je pense, j'avais commencé Lévi, certes il y a longtemps mais quand même, je n'avais pas réussi à finir. Je ne l'ai pas trouvé très difficile, il y a quelques passages assez gore mais sinon, il évoque surtout la difficulté de tuer puis les automatismes qui se mettent en place, c'est surtout psychologique. Il développe aussi pas mal "l'après Irak" pendant son retour puis une fois rentrée chez lui. J'ai trouvé que c'était vraiment un bon livre.

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