Erik Axl Sund, Persona



Quatrième de couverture :
La psychothérapeute Sofia Zetterlund suit deux patients particulièrement difficiles : Samuel Bai, un ancien enfant-soldat de la Sierra Leone et Victoria Bergman, une femme profondément meurtrie par un violent traumatisme d'enfance. Tous deux présentent des signes de personnalités multiples.
Un jeune garçon est retrouvé mort derrière des buissons, près d'une bouche de métro, le corps momifié et sauvagement mutilé. Pour l'inspecteur Jeanette Kihlberg, l'enquête s'annonce compliquée : il est d'origine étrangère et personne ne semble se préoccuper de sa disparition. Bientôt une nouvelle victime impose l'horrible évidence d'une série.
Chacune de leur côté, la flic et la psy se voient confrontées aux mêmes questions : Combien de souffrances peut-on infliger avant de basculer dans l'inhumain et de devenir un monstre ? A quel moment la victime se mue-t-elle en prédateur ? Et peut-on être mauvais si on ne ressent aucune culpabilité ?

Mon avis :
Je souhaitais lire ce livre depuis des mois mais j'attendais sa sortie en poche, je suis une maniaque des poches en fait... Je l'ai donc eu à peine un mois après sa sortie en poche, ce qui est plutôt rare avec moi. Et je n'ai pas regretté d'avoir attendu autant car j'ai trouvé ce livre génial.

Ce livre utilise des points de vue multiples avec flash back et compagnie, ce qui est un peu embrouillant par moment mais ce n'est pas une mauvaise chose par moment car cela permet vraiment de faire avancer l'intrigue. Je commence par ça car c'est une caractéristique que j'apprécie beaucoup normalement, surtout dans les thrillers,  mais là c'était peut être un peu trop, j'avoue avoir été perdue à plusieurs reprise : je ne savais plus qui était qui, à quelle période se déroulait le récit du chapitre par rapport à l'intrigue principale... En même temps, si cette technique n'était pas utilisée ici, il n'y aurait  pas de roman, ou du moins pas de trilogie, car pour le lecteur, une partie de l'énigme est résolue très vite dans l'histoire. Enfin rassurez vous, ce n'est qu'une partie, les auteurs nous réservent semble-t-il beaucoup d'autres choses.

Concernant l'intrigue en elle même, je l'ai trouvée tout bonnement fascinante. La psychologie est d'une grande importance dans ce roman, ce que j'aime beaucoup, comme dans L'Appel du mal de Lisa Unger que j'ai dévoré il y a quelques mois. Grâce à ça, l'intrigue n'est pas du tout prévisible et les retournements de situation sont nombreux. La fin d'un chapitre m'a semblé très prévisible par contre mais ce n'est pas un point très important. Par contre, je ne mettrais pas ce livre entre toutes les mains car il est vraiment malsain  et glauque par moment. « sauvagement mutilé » nous dit la quatrième de couverture du livre, je dirais plus massacré et encore je ne trouve pas le mot assez fort.

Je continuerai avec plaisir cette trilogie et je la conseille à tous les amateurs de thriller psychologique pas trop sensible au glauque dans la littérature.

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