Nosaka Akiyuki, La Tombe des lucioles


L'histoire d'un frère et d'une soeur qui s'aiment et vagabondent dans l'enfer des incendies tandis que la guerre fait rage ; une histoire qui est celle que Nosaka vécut lui-même, âgé de quatorze ans, en juin 1945. Le traducteur, Patrick De Vos, décrit son écriture comme un brassage de toutes sortes de voix, de langues, la plus vulgaire comme la plus classique, où se déverse par coulées enchaînées les une aux autres le flot ininterrompu des images. " Ce sont ces images que l'illustrateur Nicolas Delort fait naître, avec un réalisme stupéfiant, elles restituent toute la profondeur dramatique de cette période, la tendresse des liens qui unissent les deux enfants, l'intensité poétique et visionnaire du texte de Nosaka.

Je vous préviens tout de suite, je n'ai pas vu l'animé qui a été fait à partir de cette nouvelle. Je vais donc vous parler ici exclusivement du livre sans aucune comparaison possible.

Ce récit est en quelques dizaines de pages seulement un tourbillon d'émotion à lui tout seul. Ce récit fait parti de ceux dont la fin est dévoilée dés les premières pages sans que les événements qui y mènent ne perdent de leur saveur. Dans un style à la fois très travaillé et très sobre, Nosaka transmet l'horreur du Japon en juin 1945. Il n'a pas besoin de travailler son style pour transmettre des émotions car l'histoire y suffit. C'est du moins ce que j'ai ressenti à la lecture de la traduction française, j'avoue ne pas maîtriser le japonais. En refermant le livre je suis restée troublée : c'est horrible, c'est cruel et c'est vrai.

Commentaires

  1. J'ai très envie de le lire en découvrant ta chronique ! Surtout que j'avais beaucoup aimé l'animé. Merci :)

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